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"La puissance de la Germanie ne s'éteindra jamais."

Frédéric Ier de Hohenstaufen (1122 - 10 juin 1190), plus connu sous le nom de Frédéric Barberousse, surnom que lui donnèrent les Italiens avec lesquels il passa la majeure partie de son règne à guerroyer, fut roi d'Allemagne et empereur du Saint-Empire romain germanique de 1155 jusqu'à sa mort. Ses nombreuses réalisations politiques et militaires ont fait de lui une figure légendaire pendant et après son règne, et l'un des empereurs du Saint-Empire romain germanique les plus célèbres. Il dirige l'Allemagne dans Civilization VI.

En jeu comme dans l'histoire, l'Allemagne de Frédéric Barberousse est une puissance industrielle qui utilise sa productivité et son savoir-faire militaire pour écrases ses adversaires.

Introduction[]

Héroïque Frédéric Ier, roi d'Allemagne, votre tâche consiste à unifier les états indépendants qui vous entourent en un vaste empire. Vous qui êtes un chef militaire brillant, mettez votre talent à profit pour annexer ces villes et en faire de grands centres de commerce et d'industrie. Les bardes ne manqueront pas de chanter les exploits du puissant Frédéric à la barbe rousse, grand empereur romain germanique !

Compétence Exclusive[]

La compétence exclusive de Frédéric Barberousse est Empereur du Saint-Empire : Emplacement de doctrine militaire supplémentaire. Combat (Civ6) Puissance de combat +7 en cas d'attaque d'une cité-état.

Intention[]

Son intention est Couronne de fer : il apprécie les civilisations sans lien avec les cités-états mais n'apprécie pas les suzerains de cités-états ou les dirigeants en faisant la conquête.

Lignes de dialogue[]

Frédéric Barberousse est doublé par Bert Coll. Il parle le Moyen haut allemand, la langue principale du Saint romain germanique, autre que le Latin.

Doublées[]

Nom de code Extrait (traduction française) Extrait (Moyen haut allemand) Notes
Approbation basée sur l'intention Je vous félicite pour votre prudence. aider cette cité-état, c'est attirer la mort.

Traduction littérale : La prudence doit être saluée. Aider ce royaume reviendrait à danser avec la mort.

Über vorsihtichkeit sî gelobet, zû hëlfen disem rîch, hieze tanzen mit dem tôde.
Désapprobation basée sur l'intention Je détruirai mes ennemis, et si vous continuez à les soutenir, vous subirez le même sort.

Traduction littérale : Je détruis mes ennemis et, si vous les aidez, vous aussi.

Ich verstôre mîne vînde, und ob ir inen hëlft, ouch iuch.
Attaqué J'ai vaincu des ennemis dix fois plus forts que vous. Vous ne serez qu'une victime de plus pour les historiens.

Traduction littérale : Comment voulez-vous me vaincre, alors que j'ai détruit tant d'ennemis ?

Wie wolt ir an mir gesigen, der ich sô vil der vînde verdurbe?
Déclare la guerre À ajouter

Traduction littérale :

Ir hânt der warnung wôl vernomen, doch suochet ir noch imer strît. Nû wërdet ir ez lërnen, wî sô manec man vor iuch!
Battu À ajouter

Traduction littérale :

Ich pflegte vrümekeit und sælde... doch vergezzet daz. Ir hant den sige errungen... Sî üer rîch frî des hasses, und des strîtes.
Salutations Salutations, je suis Frédéric, empereur romain germanique et roi d'Allemagne, d'Italie, de Bourgogne et bien au-delà. J'espère que votre règne sera placé sous le signe de la puissance, tout comme le mien.

Traduction littérale : Dieu vous salue, voyageur. Je suis l'empereur Frédéric et je règne sur les terres allemandes et galloises, sur la Bourgogne et d'autres encore. Je sais que vous aussi, vous pouvez embrasser la force juste./Je sais bien que vous gouvernez dans le respect de la loi et de l'ordre.

Got grüeze iuch geselle. Ich bin keiser Friderich unde hêrse über tiutsche unde welsche lante über Burgond unde manec mêr. Ich weiz wol daz ouch ir kunt gehêrsen mit rehter gewalt.
Les « terres galloises » désignent ici les territoires italiens de l'Empire, et non le Pays de Galles, bien que les deux termes proviennent du même mot germanique qui signifie « étranger, parlant des langues romanes ».
Citation de Civilopédia La puissance de la Germanie ne s'éteindra jamais.

Traduction littérale : La puissance allemande est éternelle.
Fichier:Frédéric Barberousse PepTalk (Civ6).ogg
Tiutsche gewalt lebt ewiclich.

Non doublées[]

Invitation dans la Capitale : Je vous montrerez notre grande capitale, si vous me dites en quoi la vôtre pourrait rivaliser avec le siège de pouvoir en Allemagne.

Invitation dans une ville : À ajouter

Rejette la demande de déclaration d'amitié du joueur : Non, je ne peux pas accepter votre amitié. C'est pour le bien de l'empire.

Accepte la demande de déclaration d'amitié du joueur : Un allié puissant est le meilleur des amis. Vivons en paix.

Demande une déclaration d'amitié : Nous vous tendons la main, mais cette fois-ci en signe d'amitié. L'acceptez-vous ?

Le joueur accepte sa demande de déclaration d'amitié : À ajouter

Le joueur rejette sa demande de déclaration d'amitié : À ajouter

Dénoncé par le joueur : À ajouter

Dénonce le joueur : À ajouter

Accepte la délégation du joueur : J'ai pris soin d'accueillir votre émissaire comme il se doit. Notre empire bénéficiera de ces liens diplomatiques.

Rejette la délégation du joueur : À ajouter

Envoie une délégation au joueur : Nous avons dépêché un diplomate auprès de vous. Traitez-le comme s'il s'agissait de moi, duc de Souabe, roi de Bourgogne, d'Allemagne et d'Italie, et saint empereur de Rome.

Accepte l'accord de libre passage du joueur : À ajouter

Rejette l'accord de libre passage du joueur : À ajouter

Demande un accord de libre passage au joueur : À ajouter

Trop de troupes proche de sa frontière : Si vous croyez que nous ne voyons pas votre armée, vous vous trompez. Faites-la sortir de Germanie ou vous en subirez les conséquences.

Entrée Civilopédia[]

Frédéric (qui fut plus tard surnommé Barberousse par les Italiens révoltés qu'il tentait de gouverner), collectionna les titres comme il collectionnait les ennemis. À sa mort en juin 1190, il comptait bon nombre de chaque. Il avait alors triomphé de tous les défis... à l'exception d'une lointaine rivière aux flots impétueux. Les historiens le considèrent comme l'un des plus grands (si ce n'est LE plus grand) souverains du Saint-Empire romain au Moyen-âge (il fut en tout cas le premier). Comparativement à ses pairs, sa longévité, son ambition, son organisation, ses prouesses sur le champ de bataille, sa clairvoyance politique et sa capacité à se montrer impitoyable aux bons moments, donnèrent à Frédéric Barberousse des airs de surhomme à un âge sombre de la civilisation.

Né en 1122 au sein d'une famille se prétendant descendante de Charlemagne, Frédéric était l'héritier du duché de Souabe, l'un des quelques 1 600 duchés mineurs et cités-états constituant la Germanie, et sur lequel il régna à partir de 1147. N'étant pas du genre à se reposer sur ses lauriers, le jeune duc accompagna peu de temps après son oncle Conrad III, roi de Germanie, à la tristement célèbre deuxième croisade. Tandis que les Français optaient pour une route plus longue mais plus sûre vers la Terre sainte, Conrad traversa directement l'Anatolie, où ses troupes furent décimées par les Turcs seldjoukides à la bataille de Dorylée. Il battit en retraite vers la côte, où bon nombre de survivants désertèrent afin de rentrer chez eux par leurs propres moyens. Malgré la défaite, l'inébranlable Frédéric parvint à se distinguer par son talent pour les effusions de sang. Conrad mourut en 1152 après avoir désigné Frédéric comme son successeur, au lieu de son propre fils (qui n'avait, après tout, que six ans à l'époque).

Le 4 mars, Frédéric fut élu roi de Germanie à Francfort ; cinq jours plus tard, il fut couronné roi des Romains à Aix-la-Chapelle (les Romains ne voulant pas particulièrement de lui, le couronnement eut lieu dans une ville germanique). À l'époque, la Germanie était dirigée par une palette discordante de princes, ducs et autres souverains peu compétents régnant sur des terres dont les tailles pouvaient aller de vastes régions comme la Bavière à des domaines trop petits pour être marqués sur une carte (encore fallait-il trouver de bonnes cartes !). Frédéric réalisa que la seule façon de ramener l'ordre était de leur donner un but commun... imposer les droits impériaux germaniques en Italie, par exemple. Ainsi, plutôt que de mettre un terme à la féodalité, comme dans la plupart des royaumes, Frédéric tenta de la restaurer complètement, pour mieux soudoyer les seigneurs germains par de généreuses concessions.

Toutefois, pour restaurer la gloire connue par les Germains sous le règne de Charlemagne et d'Otton le Grand (et pour serrer la vis aux Italiens), Frédéric se trouva forcé de gagner les bonnes grâces de la papauté. Par ailleurs, Frédéric souhaitait faire annuler son union vide d'amour, et pis encore vide d'héritier, avec Adélaïde de la minuscule Vohbourg. En mars 1153, il signa avec le pape Eugène III le traité de paix de Constance, par lequel il jura de défendre la papauté, de refuser la paix avec les Siciliens ou tout autre ennemi de la véritable Église, et de reprendre Rome à ces barbares de Républicains. Au passage, il se débarrassa d'Adélaïde.

Ayant désormais une bonne excuse et la bénédiction du Saint-Père, Frédéric marcha sur le sud en octobre 1154. Il obtint d'abord la soumission de Milan par la force, puis il mit à sac la tenace Tortone. Il reçut la Couronne de fer qui fit de lui le roi d'Italie. Il traversa ensuite les provinces de Pavie, Bologne et la Toscane, se rapprochant rapidement de Rome. Il y rencontra le nouveau Pape, Adrien IV, au Vatican. Le lendemain, le 18 juin 1155, Adrien sacra Frédéric Ier empereur du Saint-Empire dans la basilique Saint-Pierre, devant des troupes germaniques extatiques et une foule romaine silencieuse. Les habitants locaux, appréciant peu ce nouvel ordre, se révoltèrent rapidement, et Frédéric passa la journée de son couronnement à ramener l'ordre dans la ville, au prix de milliers de vies romaines. Devant ce chaleureux accueil italien, Frédéric ne tarda pas à reprendre la route de la Germanie. Sur le chemin, il attaqua Spolète et rencontra une délégation de l'Empire byzantin.

À son retour, Kaiser Rotbart (comme l'appelaient les Germains) trouva les nobles empêtrés dans leurs complots héréditaires. Il calma le jeu avec son habituelle délicatesse : en intervertissant titres et terres afin que les princes et les ducs se retrouvent sans soutien chez leurs nouveaux sujets. Par exemple, Frédéric transféra le duché de Bavière à son cousin, qui était jusque-là duc de Saxe, fit de l'ancien duc de Saxe le nouveau duc d'Autriche, etc. En 1156, il épousa Béatrice Ire de Bourgogne et devint en 1178 roi de Bourgogne.

Mais point de répit pour les braves ! L'empereur Frédéric Barberousse mena bientôt quatre nouvelles invasions en Italie (en 1158, 1163, 1166 et 1174) dans le but de décider, chaque fois que nécessaire, qui s’assoirait sur la chaire de saint Pierre. Il tenta également à plusieurs reprises de s'occuper du royaume normand de Sicile, mais fut chaque fois gêné par des révoltes dans le nord de l'Italie et des conflits en Rhénanie. Malgré son âge avancé, Frédéric demeurait un adversaire puissant. À sa cinquième expédition en Italie où il se rendait pour affronter la Ligue lombarde, qui comptait parmi ses membres (en plus de nombreuses villes italiennes) la Sicile et Constantinople, il connut enfin la défaite quand il dut lever le siège d'Alexandrie en 1175. Lorsque les ducs germains lui refusèrent des renforts, Frédéric fut définitivement vaincu à Legnano, près de Milan, en mai 1176. L'empereur du Saint-Empire n'eut pas d'autre choix que de signer un accord de paix à Anagni, qui l'obligea à reconnaître Alexandre III comme nouveau pape.

Frédéric vécut en paix pendant la décennie suivante, se contentant d'exercer sa vengeance à l'encontre des ducs germains (y compris son cousin) qui lui avaient refusé leur soutien lors de son cinquième périple en Italie. Il offrit leurs titres et leurs terres à des Italiens, en se liguant de nouveau avec les noblesses rurales locales, ce qui lui permit également d'étouffer l'arrogance de certaines villes toscanes. Mais le vieux soudard, en plus de ne pas être un tendre, semblait ne pas savoir quand s'arrêter. En 1189, il rejoignit la troisième croisade aux côtés du roi de France Philippe Auguste et du roi d'Angleterre Richard Cœur de Lion, à la demande du nouveau pape. Toutefois, il ne parvint jamais devant Saladin, car il se noya en juin 1190 en tentant de traverser à cheval le fleuve Saleph pour éviter d'emprunter un pont bondé. En somme, une fin appropriée pour Barberousse ! Pauvre cheval, cela dit.

Informations diverses[]

  • L'apparence de Frédéric Barberousse dans la version finale du jeu est différente de celle des premières versions et du matériel promotionnel, qui le représentaient avec des cheveux roux plus foncés.
  • L'écran de diplomatie de Frédéric Barberousse montre un château (probablement inspiré du château de Kyffhausen ou de Trifels) dans une forêt enneigée.
  • Frédéric Barberousse porte un sceptre, qu'il présente au joueur lorsqu'il est vaincu.
  • Le fermoir de la cape de Frédéric Barberousse porte le logo de Firaxis.
  • La capacité de dirigeant de Frédéric Barberousse est son titre, tandis que son intention porte le nom de la couronne portée par les empereurs du Saint-Empire romain germanique du IXe au XVIIIe siècle.
  • Frédéric Barberousse avait une relation directe avec un autre dirigeant dans Civilization VI : Saladin et lui étaient ennemis et se seraient affrontés lors de la troisième croisade si Frédéric n'avait pas péri en chemin.
  • Frédéric Barberousse a plusieurs liens de parenté avec d'autres dirigeants de Civilization :
    • Frédéric Barberousse est le descendant de Charlemagne, dirigeant du Saint Empire romain dans Civilization IV : Beyond the Sword et dirigeant des Francs du scénario Vikings, marchands and pillards ! dans Civilization VI.
    • Frédéric II, empereur du Saint Empire romain, dirigeant des Germains dans Civilization IV, est le petit-fils de Frédéric Barberousse.
    • Frédéric Barberousse est l'ancêtre de douze autres dirigeants de Civilisation VI : Victoria, Élisabeth Ire, Theodore Roosevelt, Louis II, Wilhelmine, Philippe II, Jean III, Pierre II du Brésil, Christine de Suède, Catherine de Médicis, Wilfrid Laurier et Simón Bolívar. Il est également l'ancêtre de Béatrice de Hongrie, épouse de Matthias Corvin.
    • Il est également l'ancêtre de plusieurs dirigeants de la civilisation passée : George Washington, Frédéric le Grand, Catherine II, Winston Churchill, Henri VIII, Marie-Thérèse, Gustavus Adolphus, Isabelle I, Jean II, Louis XIV, le prince Henri le Navigateur, Eleanor Roosevelt et Charles Quint.
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